vendredi 4 juillet 2014

Le prêtre qui ruine la cérémonie


Celle-là je vous l'avais promise depuis le mois de mai.
Personne, qu'il soit marié, témoin, photographe, vidéaste ou invité n'aimerait vivre ce genre de situation.

Ok le photographe est un peu relou de shooter des rafales de 3 photos, tchic-tchic-tchic, tchic-tchic-tchic, et en plus il a l'air scotché juste derrière l'officiant. En ce qui me concerne, je prends généralement le soin de désactiver le bip de l'auto-focus et de prendre le moins de photos possible lorsque le moment est solennel, que ce soit à la mairie ou pendant la cérémonie religieuse et surtout du plus loin possible. Pas toujours facile lorsque l'espace est un peu confiné en particulier lorsqu'il y a plusieurs mariages célébrés au même moment.

Est-ce que le photographe et le vidéaste ont prit le soin de discuter avec le prêtre du déroulement de la cérémonie et des éventuelles restrictions qu'il pourrait imposer ?
Lorsque je suis en mission pour un reportage photo dans une église j'arrive toujours en avance pour me faire briefer par le prêtre. Si je peux, je passe même quelques jours avant. Cette démarche m'évite de me prendre une remarque désagréable en pleine commémoration et avec l'expérience, on sait à quels moments de la cérémonie il faut afficher un profil bas.

Bon d'accord, certains pourront témoigner que malgré ces précautions et suite à une mauvaise interprétation de ma part, je peux me mettre à shooter au mauvais moment et par conséquent me faire remettre gentiment en place (n'est-ce pas Steffy ?) mais ça reste toujours cordial (bon en fait, je bous super grave en mon fort intérieur parce que je n'apprécie pas plus qu'un autre de me prendre un vent devant tout le monde surtout lorsque j'ai joué le jeu en me faisant le plus discret possible mais comme je suis un pro, je ne le montre pas, je reste impassible).

Revenons à notre père fouettard.
On ne sait pas si le photographe ou le vidéaste ont fait l'effort de se faire briefer avant mais ce qui est important dans cette cérémonie c'est qu'elle se déroule en extérieur.
Je pourrais encore comprendre -sans lui pardonner- l'attitude du prêtre si le photographe était passé derrière l'autel (la maladresse à éviter à tout prix) dans une église mais là, dehors, on est dans un cadre moins formel, on est entre nous, peace les gars.
Et là mon père en dépassant une limite, en vous attribuant je ne sais quel privilège sur cette cérémonie, vous avez totalement ruiné ce moment.
"This is a solemn assembly not a photography session. Please move or I will stop... I will stop the ceremony if you do not get out of the way... This is not about photography, this is about God."
Tu trouves pas que t'en fait un peu trop là mon père ? Qui es-tu pour te donner les droits de vie ou de mort sur cette cérémonie ?
Il n'y a qu'à voir la tête des époux, les pauvres. Omagad ! Ils sont tellement choqués qu'ils ne pensent même pas à intervenir et il y a fort à parier que cet épisode de leur mariage est celui qui restera gravé pendant longtemps dans leur mémoire.

Quelle leçon tirer de cette vidéo ? Personne ne souhaite vivre ce genre de situation alors il vaut mieux communiquer avec le ou les officiants afin de travailler dans les meilleurs conditions possibles avec le plus grand respect pour chacun et pour le lieu sacré dans lequel on se trouve. Prendre connaissance des limites, des contraintes et les accepter.
Si la situation dérape, adopter un profil bas et laisser à l'officiant la responsabilité de ternir les souvenirs de toute une assemblée, espérer que les mariés interviennent pour recadrer la cérémonie et rappeler qu'il s'agit d'un moment d'amour et de bonheur, qu'ils vivent leur grand jour et qu'il n'appartient à personne d'autre de se l’approprier.

Amen.


Et vous qu'auriez vous fait à la place du photographe ou à celle des mariés ? Laissez votre avis dans les commentaires qu'on en discute.


4 commentaires:

  1. A la place du photographe: en effet je ravale ma fierté et je laisse le prêtre finir sa crise hémorroïdale (un manche a balai, ça fait mal quand ça bouge trop). A la place de la marié: je pique une crise de nerfs, juste pour montrer que c'est quand même pas lui qui subit le plus de stress dans cette histoire. houla ! je suis encore de bonne humeur ce matin. Je vais me trouver un album de death metal sur deezer. Le crypt opera et les cris de nourrissons éventrés ça me calme en général.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est une bonne idée la crise de nerf.
      Georges, si tu eux te calmer je te recommande un bon coup de Trololo (Я очень рад, ведь я, наконец, возвращаюсь домой), y a rien de tel: https://www.youtube.com/watch?v=oavMtUWDBTM
      C'est un type qui chante qu'il est content de retourner chez lui, surement parce que sa femme lui a préparé un sandwich.

      Supprimer
  2. Toute forme de religion est une forme d'aliénation.
    - Comment mieux gérer les Hommes qu’en devenant le porte parole du Dieu qu’on leur à préalablement imposé !?
    - Tu ne tueras point dit-il, et ses disciples firent la guerre à ceux qui n’y croyaient pas !
    - Lèves toi et marche, mais prosternes toi devant moi !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mathias je te remercie pour ton commentaire mais le débat n'est pas autour de la religion mais sur le comportement du prêtre.
      Qu'aurais-tu fait si tu avais été à la place du marié ?

      Supprimer